Building productive capacities can avert a lost decade in the poorest countries

By Dr. Perks Master Ligoya, Ambassador and Permanent Representative of Malawi to the United Nations and Mr. Paul Akiwumi, Director, Division for Africa, Least Developed Countries and Special Programmes, UNCTAD

Dhaka, Bangladesh, on April 4, 2020. Photo: Mamunur Rashid, Shatterstock

The COVID-19 crisis shook the very foundations of the international system, triggering an abrupt and severe global recession, which threatens to heighten economic contagion.While no country is spared, the coronavirus has hit the world’s poorest nations disproportionately.  

The 46 least developed countries (LDCs) were already  highly exposed due to weak healthcare services and their lower levels of socio-economic resilience. Despite relatively strong growth in LDCs prior to the outbreak, the effects of the crisis will reverse years of painstaking economic and social progress. The potential long-term impacts, including secondary and tertiary shocks, and spillover effects on production, job creation, household income, domestic finances and investment mean that LDCs will continue to rely on external financing to sustain their much-needed development.

However, the outlook for official development assistance (ODA) is bleak as donor countries focus on domestic economic stresses. High levels of informality, limited IT access and skills shortages, and fragile industrial sectors coupled with weak integration into global value chains also hamper the uptake of new technologies in LDCs.

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Bâtir une nouvelle structure de financement pour le développement de l’Afrique

Par Jean-Hervé Lorenzi, Président d’honneur du Cercle des économistes avec Théodore Gentil et Léa Konini, chargés de recherche au Cercle des économistes

En 2020, le PIB mondial a chuté de 4,4 % d’après la Banque mondiale. L’économie africaine n’a pas été épargnée par la crise. La crise du Covid s’est traduite par un effondrement des flux financiers vers l’Afrique. Les investissements directs à l’étranger vers le continent, qui avaient déjà chuté de 10,3 % pour s’établir à 45,4 milliards de dollars en 2019 selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ont chuté de près de 40 % et les flux de transferts des migrants de 25 % en 2020 (Banque européenne d’investissement). La pression fiscale dans la plupart des pays, qui varie autour de 17,2 %, est restée très faible malgré les réformes entreprises dans ce domaine.

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Inégalités et migrations internationales : garantir des avantages pour tous dans l’après-pandémie

Par Jason Gagnon, Économiste du développement, Centre de développement de l’OCDE

Jaipur, Rajasthan, India, mai 2020 : Les travailleurs migrants indiens quittent la ville en raison du confinment. Photo: Mukesh Kumar Jwala / Shutterstock

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La pandémie de COVID-19 a bouleversé les migrations internationales. Selon les Nations Unies, on comptait 272 millions de migrants internationaux dans le monde en 2019, soit 3.5 % de la population mondiale, ce qui reflétait une augmentation constante au fil des ans. Cependant, depuis le début de la crise, les migrations ont considérablement diminué. En raison des restrictions, l’accueil d’étrangers dans les pays de l’OCDE a chuté de 46 %. Dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et dans de nombreuses autres régions du monde, les tendances vont dans le même sens. Et la baisse générale des flux migratoires devrait se poursuivre en 2021.

Les répercussions disproportionnées de la crise du COVID-19 sur les migrants sont innombrables. La pandémie a également montré à quel point de nombreux pays dépendent fortement des migrants pour faire fonctionner leur économie, assurer leur sécurité alimentaire  et combler leur déficit de compétences. Sans parler des biens culturels immatériels dont bénéficient les sociétés dans tous les domaines, que ce soit en termes d’alimentation, d’événements culturels et d’art. Mais quel sera l’impact du COVID-19 sur l’avenir des migrations internationales ?

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Ciudades sostenibles, el nuevo desafío de América Latina: El rol de la innovación y de la cooperación pública-privada

Por Maurizio Bezzeccheri, Director de Enel para Latinoamérica y gerente general de Enel Américas

Según datos de Naciones Unidas, la concentración media de la población mundial en zonas urbanas aumentará del 55% en 2018 hasta casi el 70% en 2050. Sin embargo, en América Latina y el Caribe a día de hoy este porcentaje ya roza el 81% de la población. Las ciudades ocupan solo el 3% de la superficie de la tierra, pero representan entre el 60% y el 80% del consumo de energía y generan el 75% de las emisiones de carbono. De ahí su importancia a la hora de impulsar la descarbonización para así hacer frente a uno de los desafíos más urgentes de nuestros tiempos: el calentamiento global. Sin duda son retos complejos que requieren de un esfuerzo conjunto público y privado y entre niveles de gobierno. Pero al mismo tiempo, nos regalan una valiosa oportunidad de avanzar en la dirección correcta, trabajando para crear ciudades sostenibles, resilientes, seguras e inclusivas.

UNA VENTANA AL FUTURO

Alrededor del mundo, nuevas ciudades están desafiando el concepto establecido de cómo opera una ciudad mediante el uso de redes digitales que entrelazan los sistemas de electricidad, agua, desechos y gas, creando una matriz unificada de operaciones urbanas y un crecimiento explosivo en el intercambio de información.

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¿Por qué deberían aplicar precios al carbono los países en desarrollo cuando las economías más avanzadas no cumplen sus propias metas?

Por Jonas Teusch, economista, y Konstantinos Theodoropoulos, estadístico, Centro de Política y Administración Tributaria de la OCDE

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Gravar el uso de la energía en aras del desarrollo sostenible

¿Por qué los países de baja renta deberíanaplicar políticas de fijación del precio del carbono para reducir sus emisiones? Es notorio que las economías más avanzadas del mundo distan mucho de alcanzar el nivel de precios requerido para cumplir los objetivos del Acuerdo de París. Más del 70% de las emisiones de los países de la OCDE y del G20 no tributan en absoluto y más de la mitad no están sujetas a precio alguno, aun tomando en consideración los regímenes de comercio de derechos de emisión.

Las emisiones de carbono de la mayoría de las economías en desarrollo y emergentes palidecen en comparación con las de los países de la OCDE y del G20. Por ejemplo, las 15 economías en desarrollo y emergentes1 analizadas en un reciente informe de la OCDE titulado Gravar el uso de la energía en aras del desarrollo sostenible  representan, en total, menos del 4% de las emisiones mundiales, mientras que los países de la OCDE y del G20 en su conjunto son responsables de más de las tres cuartas partes de las emisiones mundiales de carbono.

En este contexto, ¿es importante que ninguno de los 15 países analizados en el informe aplique una política expresa de precios del carbono y que el 83% de las emisiones quede exento de todo gravamen?  

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Pourquoi les pays en développement devraient taxer la consommation de carbone alors même que les économies avancées sont très loin du compte ?

Par Jonas Teusch, économiste, et Konstantinos Theodoropoulos, statisticien, Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE

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Taxer la consommation d’énergie au service du développement durable

Pourquoi les pays à faible revenu devraient-ils mettre en œuvre une politique de tarification du carbone afin de réduire les émissions de carbone, alors que les économies les plus avancées au monde appliquent des tarifs largement insuffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ? Plus de 70 % des émissions produites par les pays de l’OCDE et du G20 échappent à tout impôt, et plus de la moitié d’entre elles sont tout bonnement gratuites, même en tenant compte des systèmes d’échange de droits d’émission.

Les émissions de carbone de la plupart des économies émergentes et de celles en développement sont faibles par rapport à celles des pays de l’OCDE et du G20. Par exemple, les 15 économies en développement et émergentes1 analysées dans un récent rapport de l’OCDE intitulé Taxer la consommation d’énergie au service du développement durable génèrent moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, tandis que les pays de l’OCDE et du G20 sont collectivement responsables de plus des trois quarts de ces émissions.

Dans ce contexte, faut-il se préoccuper du fait qu’aucun des 15 pays examinés n’applique aujourd’hui une tarification explicite du carbone, et que 83 % des émissions de carbone échappent à tout impôt ? 

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Why should developing countries implement carbon pricing when even advanced economies fall woefully short?

By Jonas Teusch, Economist, and Konstantinos Theodoropoulos, Statistician, OECD Centre for Tax Policy and Administration

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Taxing energy use for sustainable development

Why should low-income countries implement carbon pricing policies to reduce carbon emissions when  the world’s most advanced economies are falling woefully short of the prices needed to reach the objectives of the Paris Agreement? Indeed, more than 70% of emissions from OECD and G20 countries are completely untaxed, and more than half remain entirely unpriced even when accounting for emissions trading systems. Carbon emissions of most developing and emerging economies pale in comparison to OECD and G20 countries. For example, the 15 selected developing and emerging economies1 analysed in a recent OECD report Taxing Energy Use for Sustainable Development account for less than 4% of global emissions, whereas OECD and G20 countries collectively account for more than three quarters of global carbon emissions.

Against this background, does it matter that none of the 15 selected countries currently price carbon explicitly, and 83% of carbon emissions remain entirely untaxed?

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The sectoral and gendered impacts of COVID-19 in Africa

By Anzetse Were, Senior Economist FSD Kenya

Africa, like much of the world, is still in the throes of the COVID pandemic and related economic fallout. The pandemic has cost the continent about USD 69 billion per month and economic growth is projected to contract by 2.6% in 2020. This downturn is set to cost Africa at least $115 billion in output losses in 2020 with GDP per capita growth expected to contract by nearly 6.0 %. Additionally, the pandemic may push 40 million people into extreme poverty in 2020 across the continent, eroding at least five years of progress in fighting poverty.

Diverse sectoral impact

The sectoral impact of COVID-19 has been and will likely continue to be varied. Some sectors such as tourism, aviation and crude oil exports have been disproportionately hit in Africa, while COVID-19 is spurring certain types of digital technologies (such as mobile payments in Kenya and Rwanda), and food production in some countries has been resilient. This points to four main COVID impact-recovery sectoral performance paths (the chart is illustrative):

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Risk, resilience and recalibration in global value chains

By Adnan Seric, Michael Windisch, UNIDO, Holger Görg, Wan-Hsin Liu, Kiel Institute for the World Economy 1

Figure 1Number of new trade policy interventions implemented each year. Note: Reporting lag-adjusted statistics. Source: Global Trade Alert

COVID-19 supply chain disruptions provide an unprecedented opportunity to examine the resilience of global value chains. Data on trade flows and manufacturing output over the course of the pandemic suggest that the supply chain disruptions of early 2020 were of a temporary nature, and that extended global value chains currently interlinking many firms and economies seem to be resilient to trade and economic shocks at least to some extent.

Escalating geopolitical tensions and trade restrictions

Geopolitical tensions have risen, in a race to address the need for self-sufficiency—especially with regard to economic dependence on China—exemplified by the escalation in trade interventions in the lead-up to early December 2020. Close to 1,800 new restrictive interventions have been imposed in 2020 – over one and a half times the number in each of the two previous years, when the China-US trade dispute and a new wave of protectionism intensified (Figure 1)2. The adoption of discriminatory trade interventions outpaced liberalisations, despite the increase in new trade-liberalising measures during this period and the lifting of some emergency trade restrictions.

Amid rising US-China trade tensions in 2018-19, China already faced a particularly high increase in trade restrictions relative to other countries, which further intensified during the COVID-19 crisis. (Figure 2)

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Developing an Artificial Intelligence for Africa strategy

By François Candelon, Senior Partner & Managing Director at BCG, and Global Director of the BCG Henderson Institute; Hind El Bedraoui, Ambassador at the BCG Henderson Institute; Hamid Maher, Partner and Managing Director   

Africa has a unique opportunity to develop its competitiveness through artificial intelligence (AI). From agriculture and remote health to translating the 2,000-odd languages spoken across the continent, AI can help tackle the economic problems that Africa faces.

Africa faces several known challenges in developing AI such as a dearth of investment, a paucity of specialised talent, and a lack of access to the latest global research. These hurdles are being whittled down, albeit slowly, thanks to African ingenuity and to investments by multinational companies such as IBM Research, Google, Microsoft, and Amazon, which have all opened AI labs in Africa. Innovative forms of trans-continental collaboration such as Deep Learning Indaba (a Zulu word for gathering), which is fostering a community of AI researchers in Africa, and Zindi, a platform that challenges African data scientists to solve the continent’s toughest challenges, are gaining ground, buoyed by the recent “homecoming“ of several globally-trained African experts in AI.

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